D’un débat de société à la mise en place de la loi : le cannabis devient légal le 17 octobre

 

Sainte-Agathe-des-Monts, le 10 octobre 2018; Alors que le cannabis récréatif sera officiellement légal au Canada à compter du 17 octobre, David Graham, député fédéral de Laurentides—Labelle, rappelle les fondements qui ont menés à l’adoption des lois C-45 – Loi sur le cannabis et C-46 – Loi modifiant le code criminel. Ces lois ont été adoptées après consultation de la population canadienne et de nombreux experts en santé et en sécurité publique.

 

« Nous étions devant un constat flagrant : il n’est pas normal qu’il soit plus facile pour un jeune de se procurer du cannabis que de l’alcool; il n’est pas normal qu’un citoyen se retrouve avec un casier criminel pour avoir fumé 1 joint; il n’est pas normal que la conduite automobile sous l’effet de la drogue ne soit pas mieux encadrée et prévenue. Lors de la dernière élection fédérale, nous avons fait la promesse de changer les choses et je suis fier que notre gouvernement ait concrétisé cet engagement » explique le député.

 

L’entrée en vigueur de ces lois fait en sorte que les adultes peuvent avoir en leur possession jusqu’à 30 grammes de cannabis. L’emballage et l’étiquetage des produits autorisés à la vente sont strictement contrôlés. Les policiers seront mieux outillés pour détecter les contrevenants et sévir, le cas échéant. Les adultes qui donneront ou vendront de la marijuana à des jeunes de 18 ans et moins seront passibles de sévères peines d’emprisonnement. De même, à l’instar de la cigarette et de l’alcool, des campagnes d’information et de sensibilisation sont mises de l’avant, comme c’est le cas avec l’actuelle campagne télévisé ``Ne conduis pas gelé`` et la distribution d’un carton postal concernant la Loi sur le cannabis.

 

L’accès au cannabis à des fins médicales sera maintenu pour les personnes qui ont l’autorisation d’un professionnel de la santé. Pour la consommation à des fins récréatives, en vertu de l’autorité déléguée, ce sont les provinces et territoires qui ont la charge d’application pour ce qui est de la vente et la règlementation de la production personnelle.

 

« Il s’agit d’un débat qui se fait au sein de notre société depuis plusieurs années, mais on ne peut pas faire comme si il n’y avait pas de problèmes. Notre objectif est précisément de régler ces problèmes. Nous avons le devoir d’assurer la sécurité sur nos routes, de faire le nécessaire pour garder le cannabis hors de la portée des jeunes; de garder les profits hors de la portée du crime organisé, qui font des milliards sur le dos de nos jeunes et de leur santé. On a la responsabilité d’outiller les intervenants et de favoriser la prévention et la sensibilisation. C’est pour ça qu’on a mis de l’avant ces lois, parce que c’est en travaillant ensemble que notre société évolue » conclut David Graham.


Lorsqu’ils discutent avec David Graham, les jeunes lui confirment à quel point il est actuellement plus facile de se procurer du cannabis que de l’alcool. Un des fondements de la légalisation du cannabis est d’enrayer cette problématique.

© journalinternet.com 1998